Sociétés et idéologies : 1848-1940
A) Patron et libéralisme
Qui est patron ?
Dans les pays européens, naissance de véritables dynasties nées avec les débuts de l’industrialisation : les Wendel et les Schneider en France, les Krupp en Allemagne.
Vers 1900, De nouveaux patrons apparaissent, sans lien avec le capital, issus du milieu des professions libérales et des grands fonctionnaires, ils s’imposent dans l’entreprise.
Dans certains secteurs (automobile, électricité) on voit des inventeurs et des scientifiques devenir chefs d’entreprise (Edison, Ford). Le milieu artisanal est particulièrement créateur d’entreprises (France) Dans tous les cas il y a transmission héréditaire.
Un mode de vie spécifique ?
En règle générale, on travaille dur et on vit dans le luxe (habitation, train de vie, loisirs éducation des enfants) en même temps la profession s’organise en organismes et en confédérations patronales.
Quelle idéologie ?
Dans les premiers temps, le patronat séduit par le libéralisme économique et social : tout est basé sur la loi de l’offre et de la demande, loi de la libre concurrence, l’état ne doit pas intervenir. L’individu, par sa volonté et son travail peut s’élever ou végéter Face aux crises, fin XIX°, une partie du patronat s’engage dans le paternalisme et s’immiscent dans sa vie privée, c’est aussi par peur du syndicalisme et du socialisme.
B) La vie ouvrière
Un groupe social sans unité
Courant XIX°, 3 types d ouvriers : « à façon » c.à d. à domicile, très mal payé (textile), les ouvriers qualifiés, regroupés en métiers, petites entreprises de – de 10 salariés (30% en 1906), les ouvriers d’usine dans des secteurs « nouveaux » métallurgie, mines, mécaniques.
Avec l’introduction de la législation sociale, de – en – d’enfants, mais de + en + de femmes et d’immigrés (polonais et italiens en France, européens aux USA)
Une progression matérielle mais lente
Jusqu’en 1914, la précarité est de règle, peur du chômage, petits salaires, il est difficile d’économiser et un fils reste dans le milieu de son père, petites promotions par le CAP
Changements d’à partir de 1930 avec une amélioration sensible des conditions de vie. Cela est du en général au rôle des états (les ouvriers sont des citoyens) ainsi qu’aux luttes syndicales.
Naissance de la classe ouvrière
Création progressive d’une culture politique fondée sur la grève, la lutte syndicale et la solidarité. Le drapeau rouge, le 1° mai et l’internationale sont des symboles forts.
Tout en s’identifiant comme une classe à part, les ouvriers participent de + en + aux nouvelles expressions culturelles (journaux, cinéma, bal, caf con, sport) d’autant + que d’à partir de 1877, le dimanche férié se développe.
C) Le mouvement ouvrier
Que revendique t’il ?
2 thèmes majeurs : gagner + et travailler - : journée de 8 h en France en 1919, droit de grève en 1864 (souvent réprimé). En 1886, le 1° mai devient le symbole de la lutte ouvrière (Chicago) La France est à la traîne
Le syndicalisme
Fin XIX° siècle, les syndicats sont légalisés. Dans la plupart des pays, ils sont réformistes et recourent + aux négociations qu’à la grève, ils s’organisent aussi en mutuelles d’assurances. En France, c’est la tendance syndicalisme révolutionnaire qui domine (CGT), après 1917 elle se retrouve dans l’orbite communiste, apparaissent alors des syndicalismes réformistes
La politique
Le monde ouvrier devient l’enjeu de 2 idéologies politiques qui se proposent de lutter contre les injustices : Le socialisme puis le communisme.
Au XIX°, 2 figures majeures : Proudhon (+ en 1865), grosse influence en France, + collectiviste que socialiste. A une influence sur le mouvement anarchiste. K. Marx (+ 1883) jette les bases d’un socialisme scientifique fondé sur la lutte des classes.
Des P. S. se forment dans l’Europe industrielle (SFIO en France) regroupés au sein d’une internationale qui va se fracturer en 1917.
D) La poussée urbaine
Elle est considérable
C’est en 1910 que la population urbaine en E de l’Ouest devient majoritaire (1850 au RU et 1931 en F). 6 villes dépassent le M en 1900. La croissance urbaine est le fruit de l’exode rural, favorisé par la révolution des transports, la concentration de la main d’œuvre ouvrière et le développement de l’administration (les capitales), elles sont aussi des lieux de loisirs.
L’amélioration de l’habitat
Jusque vers 1900 la ville est le « mouroir des pauvres », les premières réactions sont patronales puis communales, enfin gouvernementales avec la construction de logements sociaux : En F, des sociétés privées se lancent dans la construction de HBM favorisée par des dégrèvements fiscaux. En 1928, des prêts importants sont alloués à la construction.
L’essor de l’urbanisme
Il pose de gros problèmes : il faut approvisionner les villes soit développer les halles, alimenter en eau potable, installer les égouts, ramasser les ordures, éclairer les rues, favoriser la circulation des vélos, des voitures, des tramways. Les centres anciens sont transformés.
E) La naissance des classes moyennes
Classes moyennes ?
Ni patrons, ni ouvriers, « couches nouvelles » en France, « cols blancs » aux USA. Qui sont ils ? des cadres, des contremaîtres, des salariés des services, des employés de commerce des administratifs, des enseignants, des postiers, des fonctionnaires en général, mais aussi des professions libérales et des rentiers.
Donc un monde de professions diverses à l’abri du besoin mais qui craint l’inflation.
Le désir de « s’élever »
Les classes moyennes se donnent un genre de vie qui tente de ressembler à celui de la classe dirigeante : appartement confortable, domestique (s) disposer de loisirs, les études l’épargne, A conscience de jouer un rôle important dans la vie du pays.
Cette classe est partagée entre les valeurs traditionnelles et l’attirance du monde moderne : dans les démocraties, soutien aux progressistes et modérés, dans les dictatures, soutiens aux partis de l’ordre qui les favorise.
mercredi 22 octobre 2008
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